De quoi parle-t-on
Ce sont les bandes réfléchissantes qui dessinent le contour d'un camion ou d'une remorque la nuit. Tout le monde les appelle « rubans ECE 104 », du nom du règlement qui les homologue.
Leur rôle n'est pas d'éclairer mais de renvoyer la lumière vers sa source. Résultat : un véhicule dont on perçoit le gabarit et l'orientation de très loin, là où une masse sombre ne dit rien.
Une distinction qui évite bien des malentendus
Il faut séparer deux choses que l'on confond en permanence.
Le règlement ECE R104, annexé à l'accord de Genève du 20 mars 1958, homologue le matériau. Il définit ce qu'est un marquage rétroréfléchissant conforme : performance, couleurs, dimensions. En France, les homologations correspondantes sont accordées au titre de l'arrêté du 10 mars 1998.
Ce qui rend le marquage obligatoire, en revanche, relève d'autres textes. L'arrêté du 28 avril 2015 relatif à l'éclairage et à la signalisation impose le marquage de grande visibilité aux véhicules concernés immatriculés à partir du 1er avril 2016.
Autrement dit : un ruban peut être homologué ECE 104 et posé volontairement sur un véhicule qui n'y est pas tenu. C'est fréquent, et c'est parfaitement légal.
Qui est concerné
L'obligation vise les véhicules lourds et longs des catégories concernées — en pratique les camions N2 et N3 et les remorques O3 et O4 — immatriculés à compter du 1er avril 2016.
Les véhicules plus anciens, les véhicules plus légers et les bus peuvent en être équipés sans y être obligés. Vu le prix d'un rouleau au regard du gain de visibilité, beaucoup de flottes le font par choix.
Classe C, et pourquoi c'est important
Les rubans destinés au marquage de grande visibilité des poids lourds doivent être homologués de classe C, le niveau de performance le plus élevé.
Un adhésif réfléchissant acheté sans homologation peut paraître identique à l'œil. Il ne l'est pas : sans certification, rien ne garantit le pouvoir rétroréfléchissant exigé. Vérifiez toujours la présence du marquage d'homologation sur le produit avant l'achat.
Couleurs et positionnement
Les couleurs autorisées sont le blanc, le jaune et le rouge, selon la partie du véhicule marquée.
Les modalités de pose relèvent de l'arrêté du 1er octobre 1998 modifiant l'arrêté du 16 juillet 1954. Deux règles pratiques en découlent, et ce sont celles qu'on oublie le plus souvent :
Le marquage doit couvrir au moins 80 % de la largeur du véhicule
Le retrait par rapport aux bords extérieurs ne doit pas dépasser 0,20 m
Un marquage centré qui laisse trente centimètres de chaque côté n'est donc pas conforme, même posé avec du ruban homologué.
La pose, en pratique
Un adhésif ne tient que sur un support propre et sec. Toute trace de graisse, de poussière ou d'humidité compromet l'adhérence et réduit la durée de vie du marquage.
Quelques réflexes qui changent tout :
Dégraisser la surface, pas seulement la rincer
Éviter de poser par temps froid ou sur tôle glacée
Repérer la position avant de retirer le protecteur : on ne repositionne pas deux fois
Maroufler en chassant l'air du centre vers les bords
Le contrôle dans la durée
Un marquage dégradé ne remplit plus son rôle. Les bords qui décollent, les portions arrachées au lavage haute pression, les zones ternies par les années : tout cela se voit au tour du véhicule.
C'est un contrôle de trente secondes, pour un équipement dont l'intérêt est justement d'être vu à un moment où personne ne vous attend.
Notre gamme
Nous proposons des rubans rétroréfléchissants homologués, pour surfaces rigides et souples, dans les coloris autorisés.