Transporter des marchandises dangereuses impose un équipement de bord précis, défini par l'accord ADR. Un contrôle se solde vite par une immobilisation si un seul élément manque. Voici ce qui doit se trouver dans l'unité de transport.
L'équipement exigé pour toute unité de transport
Quel que soit le produit transporté, l'ADR impose un socle commun :
- Une cale de roue au moins, adaptée à la masse du véhicule et au diamètre des roues
- Deux signaux d'avertissement autoportants (cônes ou triangles)
- Du liquide de rinçage pour les yeux
- Un gilet de signalisation fluorescent pour chaque membre de l'équipage
- Une lampe de poche par membre d'équipage, sans surface métallique risquant de produire des étincelles
- Une paire de gants de protection par membre d'équipage
- Une protection des yeux (lunettes de sécurité) par membre d'équipage
Ces éléments constituent le noyau du kit ADR. Les vendre séparément fait courir le risque d'un oubli : un kit complet préassemblé reste la solution la plus sûre.
Les extincteurs
Le nombre et la capacité des extincteurs dépendent de la masse maximale admissible de l'unité de transport. Un extincteur doit permettre de combattre un feu de moteur ou de cabine, et au moins un autre doit être dédié au feu de chargement. Tous doivent être plombés, marqués d'une date de contrôle, et accessibles immédiatement depuis l'extérieur.
Point souvent négligé lors des contrôles : la date de la prochaine vérification doit être lisible. Un extincteur en parfait état mais périmé est considéré comme non conforme.
Ce qui s'ajoute selon les étiquettes de danger
Certaines classes imposent un équipement supplémentaire :
- Un masque d'évacuation d'urgence pour chaque membre d'équipage, lorsque le chargement porte des étiquettes de gaz toxiques ou corrosifs
- Une pelle, une protection de plaque d'égout et un réservoir collecteur pour les matières solides et liquides de certaines classes
C'est la raison pour laquelle un kit générique ne suffit pas toujours : l'équipement se détermine à partir des étiquettes effectivement présentes sur le chargement.
Les consignes écrites
Les consignes écrites — souvent appelées « fiches de sécurité » — doivent se trouver dans la cabine, accessibles immédiatement, et rédigées dans une langue que chaque membre de l'équipage peut lire et comprendre. Elles décrivent la conduite à tenir en cas d'accident ou d'urgence.
Le transporteur doit les remettre à l'équipage avant le départ. Un contrôle vérifie systématiquement leur présence.
La signalisation du véhicule
Panneaux orange, plaques-étiquettes, marques de danger : la signalisation extérieure dépend du régime de transport et des matières concernées. Elle doit rester lisible et être retirée ou occultée quand le véhicule circule à vide et que plus rien ne le justifie.
Nos panneaux et plaques ADR couvrent les formats réglementaires courants.
Les oublis les plus fréquents
- Le liquide de rinçage oculaire périmé — il a une date de péremption, vérifiez-la à chaque rotation
- Un seul gilet pour deux conducteurs — l'équipement individuel se compte par membre d'équipage
- La lampe avec parties métalliques apparentes — elle doit être conçue pour ne pas provoquer d'étincelle
- Les consignes écrites restées au bureau — elles doivent être dans la cabine, pas dans le dossier de l'entreprise
Constituer son équipement
Le plus simple reste de partir d'un kit complet, puis de compléter selon les classes transportées. Retrouvez nos kits de sécurité ADR, nos panneaux réglementaires et nos trousses de premiers secours.
Cet article présente les grandes lignes de l'équipement ADR. L'accord ADR est révisé tous les deux ans : vérifiez toujours la version en vigueur et les exigences propres à vos matières auprès de votre conseiller à la sécurité.